Papyrus magique
Égypte, Deir el-Medineh, Nouvel Empire, XXe dynastie, 1185-1070 av. J.-C..
Papyrus, encre au carbone, lin. 10 x 30 cm
Musée du Louvre, Antiquités égyptiennes, E 32311
© photo RMN / Franck Raux
Ce papyrus a été découpé dans une feuille de plus grande taille afin de constituer un talisman au bénéfice d'une femme, Taiset, née de la dame Taanemakhbit. Il a pour but de préserver son propriétaire de " tout mort, de toute morte, de tout esprit néfaste homme ou femme " en invoquant l'une des formes du dieu soleil Rê.

Les êtres cités sont susceptibles d'entrer dans le corps des vivants et d'y déclencher la maladie : pour les en préserver, le nom du bénéficiaire ainsi que celui de sa mère sont de toute première importance. On adjoint à l'efficacité du texte écrit en cursive hiératique celle des images de divinités.

Le papyrus est ensuite plié plusieurs fois jusqu'à avoir l'aspect d'un petit rectangle, destiné à être porté en sautoir sur une cordelette de lin comportant sept nœuds aux vertus protectrices magiques. Les formules utilisées sont extraites de rituels de temples ou de rouleaux figurant dans des bibliothèques de scribes.

Le site de Deir el-Medineh, le village des ouvriers travaillant dans la Vallée des Rois, a livré de nombreux exemplaires tant de ces recueils que de ces talismans. Celui qui les confectionnait n'était pas un magicien professionnel mais il avait à sa disposition des textes magiques dont l'efficacité était garantie et qu'il pouvait fournir aux membres du village selon des modalités qui ne nous sont pas précisément connues.

 
 

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