Amulette
Palestine, début du XXe siècle (achat en 1968 à Jérusalem).
Mue de serpent calligraphiée, 40,4 x 5,5 cm
Musée de l'Homme, 68.14.3 (don de la baronne Alix de Rothschild)
Ce type de talisman est le plus souvent réalisé dans une peau de gazelle ou d'agneau mort-né. Roulé et introduit dans un étui d'argent, il est porté seul ou intégré dans un collier.

Cette mue de serpent est entièrement calligraphiée de la première sourate du Coran : " Au nom d'Allah le très Miséricordieux, le compatissant / Louange à Allah, le maître des mondes / Le roi du jour du Jugement / C'est Toi que nous servons, c'est Toi dont nous implorons le secours / Guide-nous dans la voie droite / La voie de ceux en qui tu te plais / Et non de ceux qui sont l'objet de ta colère et qui sont dans l'erreur."
Au centre, le texte est écrit à l'encre noire, sur les côtés, à l'encre rouge et bleue. Le décor du sommet et les traits séparant les divers corps sont exécutés à la peinture d'or.
À la valeur protectrice du texte sacré se joint la vertu étrange de la mue de serpent trouvée intacte dans la nature.

Les amulettes sont portées soit dans une intention particulière, soit d'une façon générale contre tout mauvais sort ; on les suspend surtout au cou des enfants, en raison des dangers auxquels on les croit exposés, et aussi des animaux pour prévenir leurs maladies. Les amulettes se portent dans un petit tube de fer blanc ou d'argent, le plus souvent dans un sachet de cuir, fréquemment orné d'or et de velours.
L'encre avec laquelle les formules sont écrites est loin d'être indifférente : les livres de magie ne parlent que d'amulettes écrites avec de l'eau de rose, de l'eau de safran, de l'eau de fleur d'oranger. Si le papier est le support le plus répandu, la peau de gazelle est recommandée.

 
 

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