Mythe sumérien de la création de l'homme
Enki et Ninmah
Mésopotamie du Sud, début du IIe millénaire av. J.-C..
Argile, 14 x 10,8 cm, ép. 3,7 cm
Musée du Louvre, Antiquités orientales, AO 7036
© photo RMN / Franck Raux
Les grands textes littéraires et religieux sont écrits en Mésopotamie sur l'argile. À l'origine des temps, les dieux se révoltent contre leur travail ingrat qui consiste à curer les rivières et les canaux.

Le dieu Enki, qui lui-même est né de l'argile primordiale de l'Apsû - la masse d'eau douce sur laquelle flotte la terre -, manifestée à la surface du sol par le limon que déposent le Tigre et l'Euphrate, est chargé de résoudre ce problème.
Il demande à sa mère, la déesse Namma, de façonner un homme avec cette même argile. La déesse mouille la terre et elle lui donne vie : " Quand tu auras pétri le cœur de l'argile provenant des rives de l'Apsû, on donnera forme à ce fœtus (?)[…]. Quand tu auras déterminé sa nature[…] tu arrêteras son destin. "
Le destin de cette créature sera donc de servir les dieux. Enki et la déesse Ninmah donnent naissance aux hommes, mais les deux divinités, prises d'ivresse, modèlent auparavant sept êtres humains ratés ou handicapés auxquels Enki assigne pourtant une place dans la société.

 
 

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