Roman grec non identifié
(fragment)
Égypte, Ier-IIe siècle.
Papyrus, rouleau, 11,5 x 34 cm
BnF, Manuscrits, supplément grec 1294
© Bibliothèque nationale de France
De nombreux papyrus grecs ont été mis au jour au XIXe et au XXe siècles en Égypte, là où ils étaient les plus nombreux (la plante qui servait à les fabriquer poussait en quantité sur les bords du Nil) et où ils se trouvaient dans les meilleures conditions, notamment climatiques, de conservation.
Ils sont généralement très fragmentaires, déchirés sur les côtés et troués par endroits. Cependant, l'association des informations livrées par les uns et les autres a permis de reconstituer des œuvres que l'on croyait perdues d'auteurs célèbres, tels Aristote, Ménandre ou Sophocle, et de découvrir l'existence de nouveaux textes.

Dans ce rouleau, l'alliance des quelques mots lisibles et des illustrations permet de deviner le sens général du récit : deux personnages, l'un vêtu de rose et l'autre de bleu, sans doute une vieille femme et un soldat, sont en contestation au sujet d'une grosse somme d'argent ; aussi se rendent-ils chez le juge, que l'on voit siéger sur une espèce de trône ocre, pour qu'il règle leur différend.
La technique des petits dessins qui ponctuent le texte écrit est sobre, mais d'une grande expressivité : quatre couleurs seulement sont utilisées, les mouvements et les reliefs étant soulignés par des traits noirs.

 
 

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