Rouleaux manuscrits
Dunhuang (Chine), Xe et VIIe-VIIIe siècles.
Manuscrits, encre sur papier, 29,5 x 68 cm et 25,4 x 880 cm, bâton d'enroulage : 29,8 cm
BnF, Manuscrits, Pelliot chinois 2169 et 2136
© Bibliothèque nationale de France
Rouleau manuscrit ouvert.
Le texte apocryphe du Sutra de la dharani qui libère de tous les ennemis, copié en Chine, ne compte que quelques dizaines de caractères, et une seule feuille de papier suffit à sa copie.
Le papier épais, vraisemblablement de fabrication locale, montre une pâte peu homogène et de larges vergeures. Il a été teint en jaune, puis réglé, avant de recevoir le texte calligraphié en écriture régulière (kaishu) selon les standards de dix-sept à dix-huit caractères par colonne. Coupée en biseau, l'extrémité de la feuille de papier est collée au bâton d'enroulage, d'un bois léger, teint en brun.
En tête du texte est montée par simple collage une feuille de couverture d'un papier similaire, mais plus épais, dont le bord extérieur, replié, est renforcé d'une mince lamelle de bambou ; c'est sur celle-ci que l'on peut fixer le ruban de soie qui maintiendra le rouleau fermé. Le titre de l'ouvrage est calligraphié en gros caractères le long du bord de la feuille de couverture.

Rouleau manuscrit fermé.
Le bâton d'enroulage, de bois simple ou précieux, finement incrusté, comme ici, d'un motif de fleur de lotus épanouie ou laqué de noir, constitue, avec la feuille de couverture, la " reliure " du rouleau, dont tous les éléments sont assemblés par simple collage.
Relativement court, le texte - un apocryphe bouddhique de la tradition du Grand Véhicule - tient sur un seul rouleau composé de vingt feuilles de papier. Dans le cas de textes plus longs, dont la copie courait sur plusieurs rouleaux, ceux-ci étaient regroupés dans des enveloppes d'étoffe, chanvre grossier ou brocart de soie.

 
 

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