Évangéliaire copte-arabe
Égypte, 1196.
Papier, 28,5 x 21 cm
BnF, Manuscrits, copte 16
© Bibliothèque nationale de France
Ce manuscrit de 369 feuillets est l'un des témoins les plus anciens de textes coptes copiés sur papier en dialecte bohaïrique (dialecte originaire du nord de l'Égypte, qui devint vers le XIIe siècle la langue liturgique de l'Église égyptienne). Le support, appelé " papier arabe oriental ", un papier d'apparence assez grossière et sans filigrane, est commun dans cette région du monde entre le XIe et le XVe siècle.

C'est une belle copie, à l'écriture régulière et sobre. La traduction arabe, étant donné le peu de voyelles notées, occupe moins d'un tiers de la surface écrite.
Les signes de ponctuation sont rouges et certaines lettres sont aussi doublées de rouge à l'intérieur. L'encre rouge est également utilisée pour copier les premiers mots ou les premières lignes d'une section narrative, le texte étant divisé selon divers systèmes dont les numérotations se trouvent en marge.
La décoration est limitée à quelques lettres initiales placées en marge, agrandies et agrémentées de discrètes fioritures à l'encre noire ou rouge. Les entrelacs coloriés qui se trouvaient dans les marges supérieures ont le plus souvent disparu, ainsi que la pagination ancienne, sans doute lors de rognages successifs, car le manuscrit a été relié plusieurs fois.

Ce manuscrit montre les traces d'une utilisation répétée : taches de cire, crasse, restaurations anciennes assez grossières. Il a dû arriver en France au début du XVIIe siècle, entre les mains de l'érudit Peiresc, avant de passer dans celles de Delamare et, de là, avant la fin du siècle, dans la bibliothèque du Roi.

 
 

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