| Les bonnes manières |
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La socialisation passe ensuite par l'apprentissage
d'une longue série de règles de vie, parfois inculquées
par la manière forte. Ce sont les "bonnes manières",
dont il existe de nombreux traités, inspirés des règles
de vie monastiques. Ces manuels, d'abord réservés aux habitants
des châteaux, se diffusent dès le XIIIe
siècle en milieu bourgeois, en ville ; en témoignent
encore les mots urbain et urbanité, pointant la nature devenue
spécifiquement citadine des bons usages. Ceux-ci sont alors opposés
aux manières paysannes : les parents recommandent à
leurs enfants de ne pas "faire le vilain", c'est-à-dire
se comporter en paysan, et de ne pas se tenir, à table ou dans
la rue, comme des "rustauds", autrement dit comme les rustiques,
les habitants des campagnes. |
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| Le catéchisme |
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La religion n'est pas absente de cette éducation, puisque le bénédicité du repas ou les formules de politesse des salutations ne sont rien d'autre que des bénédictions. S'y ajoutent les premiers rudiments d'enseignement religieux. Le minimum exigé par l'Église est l'apprentissage des trois prières majeures : le Notre-Père, le Credo et, à partir du XIIIe siècle, l'Ave Maria. La mère enseigne les articles de la foi, la liste des péchés capitaux et des vertus chrétiennes, et se rend avec ses enfants aux sermons dominicaux et aux grandes prédications. Les filles devront se contenter de cet enseignement, moins limité qu'il n'y paraît. Certains garçons iront parfaire leur instruction religieuse au presbytère, auprès du prêtre, souvent avec l'intention de devenir curé. Cette profession est très recherchée dans les milieux modestes au XIVe et surtout au XVe siècle, car elle offre des perspectives d'évolution dans l'échelle sociale.
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