Lettrine carolingienne. Le V.

Sacramentaire de Drogon, IXe siècle
Paris, BnF, département des Manuscrits, Latin 9428 fol. 51v.

La lettre peinte à l'or procure l'effet d'un bijou orfévré au motif émaillé. Le long des hampes de la lettre, s'enroulent, comme des pampres sur un espalier, des végétaux, sans doute des vignes, que picorent les oiseaux. Les motifs figurent des scènes baptismales, les chrétiens représentés baptisés par immersion dans des fonts en forme de grandes cuves en pierre, selon un rituel habituel encore aux temps carolingiens.