Saint-Just, « l’Archange de la guillotine »
Délivrance de Landau par Saint-Just, 24 décembre 1793
Frédéric Regamey (1849-1925), illustrateur, 1905.
Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg, NIM11076
© Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg
Homme politique de la Révolution, Saint-Just (1767-1794) est l’un des plus jeunes élus à la Convention nationale. D’une éloquence remarquée, il se distingue par l’intransigeance de ses principes, prônant l’égalité et la vertu. Il mène également de nombreuses missions avec succès : redressant la situation de l’armée du Rhin, il participera à la victoire des armées républicaines à Fleurus. Combattant politiquement les Girondins, les Hébertistes puis les Indulgents, il fait voter la confiscation des biens des ennemis de la République au profit des patriotes pauvres. Il est notamment l’inspirateur de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen. Saint-Just expose ses réflexions dans un texte majeur sur la Révolution française : L’Esprit de la Révolution et de la Constitution de France, rédigé en 1790 et publié en juin 1791. Son esprit est fortement marqué par Montesquieu et Rousseau. Membre des Montagnards, il offre un soutien indéfectible à Robespierre qui le fera associer à la chute du 9 thermidor de l’an II. Il sera guillotiné le 10, soit le 28 juillet 1794.
 
 

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