Condorcet, le chantre du progrès
Caritat de Condorcet, deputé a la Convention nationale
Jean Duplessi-Bertaux (1750 ?-1819), dessinateur du modèle ; Charles François Gabriel Le Vachez, graveur, 1798-1817.
Gravure à l'eau-forte et au burin (43,5 x 28,5 cm)
BnF, département des Estampes et de la Photographie, RESERVE QB-370 (45)-FT 4
© Bibliothèque nationale de France
Condorcet est député à la Convention pendant la Révolution. Il se bat pour l’égalité et l’universalité, la diffusion des Lumières et la liberté de l’individu. « Le but de l’instruction n’est pas de faire admirer aux hommes une législation toute faite, mais de les rendre capables de l’apprécier et de la corriger. »
Plus homme de science et philosophe qu’écrivain, Condorcet fait paraître un feuillet hebdomadaire, à partir de 1790, avec le jésuite Cerutti, La Feuille villageoise, pour propager largement les idées révolutionnaires auprès du monde paysan. Élu à la Législative, il approfondit en pratique ses théories politiques, rassemblées à la fin de sa vie dans l’Esquisse d’un tableau historique des progrès de l’esprit humain. Cet ouvrage éclaire la notion de « perfectibilité indéfinie de l’esprit humain ». Découpé en dix « époques », il se termine par l’évocation de « nos espérances sur l’état à venir de l’espèce humaine », qui « peuvent se réduire à ces trois points importants : la destruction de l’inégalité entre les nations ; les progrès de l’égalité dans un même peuple ; enfin, le perfectionnement réel de l’homme ». L’Esquisse de Condorcet est la formulation d’une « idéologie du progrès ». Il influence les œuvres de Saint-Simon et d’Auguste Comte. Mis en disgrâce par la Convention nationale, qui vote sa condamnation à mort, Condorcet est trouvé mort dans sa cellule en 1793 peu après son incarcération.
 
 

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