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Dans la monnoye de France, nous n'avons aujourd'huy
que trois elemens : le denier, le sol, et la livre tournois ; toutes les
sommes se réduisans à ces trois termes. [...]
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Extraits de Traité de la monnoye de Metz, avec un tarif de sa réduction en monnoye de France, par Eustache Le Noble, Paris, 1665. |
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Commentaire |
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L'évêché de Metz, situé
non dans le royaume, mais dans l'Empire, fut occupé par les troupes
royales françaises de Henri II en 1552 et reconnu définitivement
au roi de France aux termes du traité Münster (1648). L'évêque
depuis le Xe siècle d'une part et
la municipalité de Metz depuis la fin du XIVe
siècle d'autre part avaient disposé et usé du droit
de monnaie. En réalité, l'évêque avait cédé
l'atelier de Metz à la ville en 1383 et ses successeurs continuèrent
jusqu'en 1460 le monnayage épiscopal ailleurs dans le domaine temporel
de l'évêché, à Marsal en particulier. Après
une interruption d'un siècle environ, le cardinal Robert de Lenoncourt,
évêque de Metz en 1551, fait installer un nouvel atelier
à Vic-sur-Seille pour remplacer celui de Marsal et reprend le monnayage
épiscopal. Sous l'occupation française, c'est son successeur
Charles de Lorraine qui le fit fonctionner jusqu'en 1559 en y faisant
frapper des pièces de type français et d'autres du système
de l'Empire. Après une nouvelle interruption, l'évêque
Henri de Verneuil émit quelques pièces au début du
XVIIe siècle. |
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