Le Traité sur l'âme d'Aristote, commenté par Averroès

Le commentaire d'Averroès, écrit d'une seule coulée sur les colonnes centrales, semble privilégié par rapport au texte principal, lequel est reporté sur les colonnes extérieures et traité comme une illustration.

 

 
  • Quelle est la place du commentaire d'Averroès par rapport au texte d'Aristote ?
  • Que peut-on en déduire sur la manière dont a été abordée la pensée du philosophe antique en Occident à partir du XIIIe siècle ?
 
 


Traduction latine d'Aristote commenté par Averroès

Aristote, Traité sur l'âme, avec le commentaire d'Averroès. Manuscrit sur parchemin. Paris, début du XIVe siècle.
BnF, Manuscrits (Latin 17155 fol. 181v-182)

"Commentateur" par excellence des œuvres d'Aristote, Averroès (1126-1198), philosophe arabe, fut un relais essentiel de la transmission de la pensée du Stagirite en Occident. Traduits de l'arabe en latin par Michel Scot à la cour de l'empereur Frédéric II de Hohenstaufen, roi de Sicile, aux alentours de 1230, ses commentaires sont d'abord accueillis avec sympathie par les scolastiques latins parisiens avant d'être condamnés par l'Église en 1270.
Écrit d'une seule coulée sur les colonnes centrales, le commentaire semble privilégié par rapport au texte principal, lequel est reporté sur les colonnes extérieures et traité comme une illustration. Ce rapport entre le texte et le commentaire montre que l'opinion d'Averroès est plus importante que celle d'Aristote.

 

   
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