Le baptême de Clovis
Office en l'honneur de sainte Clotilde
XIVe siècle.
Paris, BnF, département des Manuscrits, Latin 917, fol. 1
© Bibliothèque nationale de France
D'après une tradition conservée par Grégoire de Tours, Clovis fut baptisé par saint Rémy, l'évêque de Reims, avec trois mille de ses guerriers, après la victoire de Tolbiac, où il triompha des Alamans qui occupaient le nord-est de la Gaule.
Avec Clovis se tisse la légende qui va asseoir une royauté qui tient son pouvoir de Dieu, tandis que se met en place le rituel du sacre.
C'est la volonté divine qui récompense Clovis en faisant fuir ses ennemis à Tolbiac et en envoyant lors de son baptême la Sainte Ampoule venue du ciel pour oindre le premier roi. Premier roi sacré, il est aussi le premier à recevoir de Dieu les armoiries aux trois lys. Un ange les lui aurait apportées, la veille de la bataille, en présage de victoire, raconte vers 1330 la légende du monastère de Joyenval en forêt de Marly. À la fin du XVe siècle, on admet même qu'il a été le premier à guérir les écrouelles comme tous ses successeurs. Certes, la papauté se garda de reconnaître Clovis comme saint, et Grégoire de Tours évoque le fils bâtard de Clovis qui lui succéda et les crimes qu'il commit après son baptême. Pourtant l'image de sainteté perdura dans les Grandes Chroniques tant la nation éprouvait le besoin d'avoir à ses origines un saint roi, de même que saint Olaf veillait sur la Norvège et saint Étienne sur la Hongrie.
 
 

> partager
 
 
 

 
> copier l'aperçu