On revêt le roi de la tunique, du manteau et de la couronne sur laquelle tous les pairs posent les mains ; l'archevêque l'embrasse
Ordo du sacre de 1250 (Ordo ad coronandum regem et reginam Francorum)
Enluminures de Maître de la Vie de Saint-Denis et Maître de Guignes, Paris, vers 1250.
Parchemin, 215 × 150 mm
BnF, département des Manuscrits, Latin 1246, fol. 26
© Bibliothèque nationale de France
Dans la cérémonie du sacre, la première phase du rituel est une forme d'adoubement : le roi abandonne une partie de ses vêtements antérieurs et reçoit du grand chambrier les souliers, puis les éperons d'or et enfin l'épée qui fait de lui le bras séculier de l'Église. L'onction représente la seconde phase : le saint chrême est prélevé par l'archevêque dans la sainte ampoule à l'aide d'une aiguille d'or et déposé sur la tête du roi, puis sur sa poitrine, entre les épaules, sur les épaules, à la jointure des bras, sur les mains. Le troisième moment correspond à la remise des vêtements royaux et des regalia, les insignes de la royauté : le chambrier lui tend la tunique bleu jacinthe ; l'archevêque lui donne l'anneau, signe de la dignité royale et de la foi catholique, symbole du mariage spirituel entre le roi et l'Église. À partir de Charles V, l'archevêque lui remet aussi les gants, qui sont destinés à éviter la souillure du contact avec les objets profanes. À la fin de la cérémonie, ils seront brûlés comme la chemise du roi imbibée de saint chrême. Le roi reçoit ensuite le sceptre dans la main droite et la verge, devenue main de justice, dans la main gauche, symbolisant la fonction royale la plus sacrée, la fonction de justice.
 
 

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