Le sceau des Archives de la Nation (1792)
Matrice du sceau des Archives de la République française, 1792
Matrice en argent gravée en creux, 12O mm
Archives nationales, AE/VI/b/1
© Bibliothèque nationale de France
Suite à la journée révolutionnaire du 10 août qui entraîne la déchéance de Louis XVI, la monarchie est abolie le 21 septembre 1792. À la place du portrait et du sceau du roi, qui personnalisait l’État, il faut instaurer un symbole visuel de la République. Dès le 25 septembre, la nouvelle assemblée nationale, la Convention, décide par décret que « le sceau des Archives nationales serait changé et que ce changement serait étendu aux sceaux de tous les corps administratifs ». L’objet devait ainsi porter pour type « la France sous les traits d’une femme vêtue à l’antique, debout, tenant de la main droite une pique surmontée du bonnet phrygien ou bonnet de la liberté, la gauche appuyée sur un faisceau d’armes ; à ses pieds un gouvernail et pour légende ces mots : Archives de la République française ».
Le choix se porte donc sur une allégorie de la Liberté pour incarner la République. Son adoption par les Révolutionnaires de 1792 conditionne, pour longtemps, l’imagerie républicaine et est à l’origine d’une réelle ambiguïté. En effet, l’allégorie va représenter, dans la lente construction de l’emblématique de l’État français, à la fois la République, la Liberté, la France voire par extension la Patrie.
 
 

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