Des insignes représentatifs (1875)
Insigne de député de la IIIe République, 1875
Vermeil, argent et émail (h. 6,4 mm)
Archives nationales, AE/VIa/163
© Bibliothèque nationale de France
Dès 1789, les députés de l’Assemblée nationale devaient présenter une carte d’entrée pour pouvoir accéder à la salle des séances. Cette carte est remplacée, en 1795, par une médaille nominative dont l’usage s’est maintenu sous les régimes politiques suivants. Par ailleurs, en 1792, les députés décidaient la création d’un insigne – à l’origine, un ruban tricolore – pour se distinguer des autres citoyens.
Aujourd’hui encore, outre la documentation qui lui est remise après son élection, le député reçoit une mallette contenant les marques de sa fonction : écharpe tricolore, carte magnétique d’identité de député, cocarde à apposer sur le pare-brise du véhicule et insigne à porter dans les cérémonies publiques. La forme de cet insigne, définie en 1875, sous la IIIe République, lui a valu d’être communément appelé « baromètre ». Il s’agit d’une broche métallique représentant un faisceau de licteur, dit encore faisceau de la République, surmonté d'une main de justice et orné d'une cocarde tricolore avec les inscriptions CHAMBRE DES DEPUTES et RF. Le monogramme, ou sigle, RF, abréviation de « République française » s’impose au début de la IIIe République pour remplacer le chiffre impérial N que Napoléon III avait multiplié sur les bâtiments et insignes publics. Il permet à la République d’écarter l’utilisation d’un blason, jugé trop aristocratique et « Ancien Régime ». Les artistes de la IIIe République en ont fait très souvent un vrai motif décoratif, déclinant des typographies recherchées, jouant sur le relief ou l’inscrivant dans des cartouches.
L’insigne actuel a vu le retour du bonnet phrygien en lieu et place de la main de justice.
 
 

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