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l'aventure du livre

Le livre à l'ère industrielle

Au cours du XIXe siècle, l’imprimé s’impose partout : le tirage quotidien des journaux dépasse le million d’exemplaires vendus par abonnement mais aussi désormais au numéro. Les livres se déclinent en collections à bon marché et se trouvent en librairie, dans la plus petite ville ou même en kiosque. Ils s’adressent à l’artisan comme à l’homme instruit et touchent aussi l’enfant ou la ménagère, dont une bonne part en savent assez pour accéder à une littérature faite pour eux. Les affiches s’étalent sur les murs, la réclame se répand, les feuilles de chansons, les livrets et les romans arrivent jusque dans les campagnes, tandis qu’en ville, les libraires « étalants » et les camelots les proposent au passant. Formulaires, billets de banque, tickets et bientôt timbres poste... la profusion de ces objets marque la formation d’un nouvel espace culturel où l’imprimé devient une présence quotidienne.

Au XIXe siècle, l'important renouvellement intellectuel, économique et technique, la transformation de l’ensemble des procédés de fabrication accompagnent l’élargissement du lectorat et la mutation du système éditorial et commercial.