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l'aventure du livre

Paris, capitale du livre

par Marie-Hélène Tesnière
Paris est devenue au XIIIe siècle une des principales places européennes pour la production des manuscrits. Elle a acquis ses lettres de noblesse dans le domaine de l’illustration, au point que Dante, dans la Divine Comédie, associe le nom de Paris à « l’art d’enluminer ». Les enlumineurs parisiens sont un milieu très homogène et proche de la Cour. Ils adoptent les découvertes de la peinture italienne, et en particulier la représentation de l’espace et de l’expressivité des sentiments. Les enlumineurs les plus fameux sont Maître Honoré et Jean Pucelle. Certains de ces manuscrits sont un témoignage précieux de la vie parisienne au début du XIVe siècle.

La Librairie de Charles V

Charles V est le roi mécène et bibliophile par excellence. Il ne se contente pas de perpétuer une tradition de mécénat artistique ou intellectuel, il construit une véritable politique culturelle avec, en son cœur, les deux éléments principaux que sont le développement de la Librairie royale et les traductions en français.
 
Charles V  transfère sa bibliothèque – elle porte alors le terme de librairie  –  du Palais de la cité à la tour de la Fauconnerie, à l’angle nord-ouest du Louvre où sont installés sur trois étages 900 volumes :
. au 1er étage, la bibliothèque de bibliophilie, les  Bibles, les Chroniques, les traductions, manuscrits somptueusement illustrés ;
au deuxième étage, la bibliothèque de divertissement : roman de la rose et roman de chevalerie ;
. au 3e étage : la bibliothèque en latin, contenant en particulier les textes d’astrologie dont le roi est féru. Le souverain dote la bibliothèque d’un « Garde »,  Gilles Malet, chargé d’en rédiger le premier inventaire.


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