Traité sur les images, dit
Libri carolini
Reims, vers 869-870.
BnF, Arsenal, ms. 663 fol. 1
© Bibliothèque nationale de France
La place de l'enluminure dans les manuscrits carolingiens est indissociable de la question des images qui déchirait la chrétienté au VIIIesiècle. Alors que Rome recourt aux images pour magnifier la Création et la Parole divine, Byzance dénonce l'idolâtrie et récuse officiellement les images. Ce qu'on appelle l'iconoclasme des Byzantins s'érige face à l'iconophilie du pape. Le concile de Nicée tranchera finalement la question en faveur du pape. Entre le refus des images et leur adoration, l'Église franque adopte une position médiane, qui affirme le rôle pédagogique des images.

Ce traité sur les images a été commandé par Charlemagne au théologien Théodulfe d'Orléans pour prendre parti contre le rétablissement de l'adoration des images à Byzance prôné par le pape Hadrien Ier lors du second concile de Nicée (787). Son auteur y expose les vertus pédagogiques des images, qui sont destinées à instruire les fidèles et à fixer en eux la mémoire de l'histoire sainte, mais ne sauraient en aucun cas faire l'objet d'idolâtrie.
 
 

> partager
 
 
 

 
> copier l'aperçu
 
 
> commander