L'Œuvre, de Gustave Téry, publie Le Feu, notes d'un combattant par Henri Barbusse
1920 ?.
BnF, Estampes et photographie, ENT DN-1 (HAUTOT, GEORGES)-ROUL
© Bibliothèque nationale de France
À la déclaration de guerre, Henri Barbusse (1873-1935) s’est porté volontaire, malgré son âge, pour le service armé dans l’infanterie. Son expérience des combats sur le front, pendant près d’un an, lui inspire une série de scènes de la vie des poilus qu’il publie en feuilleton dans L’Œuvre, le journal de Gustave Téry, à partir d’août 1916. Le succès est immédiat et incite Barbusse à rassembler ces chroniques en un livre. Le volume paraît en décembre 1916, juste à temps pour recevoir le prix Goncourt. Aux combattants comme aux lecteurs de l'arrière, anxieux de connaître les conditions de vie de leurs proches sur le front et conscients que la littérature patriotique leur cache la vérité, Le Feu paraît le premier roman « vrai » sur la guerre. Parce qu’il décrit l’épouvantable quotidien dans les tranchées et l’omniprésence d’une mort sans gloire dans la boue, parce qu’il rapporte, sans la censurer, la parole des Poilus dans sa crudité, ce « journal d’une escouade » fournit la vision réaliste de la guerre que le public attendait. Son succès perdurera bien au-delà de l'armistice. (E. P.)
 
 

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