Évangiles d'Ebbon
Saint Luc et grande initiale Q marquant le début de son Évangile
Hautvillers, 2e quart du IXe siècle.
Le courant classicisant qui traverse l'art carolingien trouve à Reims l'une de ses plus belles expressions. Disséminés dans différents centres, situés à Reims même ou dans les environs, les artistes de cette école pratiquent un art illusionniste inspiré de l'Antiquité hellénistique. À Saint-Pierre d'Hautvillers, où l'archevêque de Reims Ebbon (816-835 et 840-841) a réuni des artistes venus d'horizons divers, ce style revêt des accents expressionnistes.

Dans ce manuscrit de très grand luxe, un souffle divin semble balayer les portraits des quatre évangélistes, des vêtements chiffonnés mis en relief par des jeux d'ombre et de lumière, au décor ondoyant de l'arrière-plan et des bordures, en passant par les traits des visages tendus à l'extrême sous l'effet de la concentration.
 
 

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