Le Roman de la Rose
Narcisse apercevant son reflet
Paris, 1403.
BnF, Manuscrit Français 380, f°10v
© Bibliothèque nationale de France
Le Verger près duquel l’auteur arrive est clos d’un mur peint des repoussantes figures de Haine, Félonie et Tristesse. Sa porte ouverte par Oiseuse, il y rencontre Déduit, le maître du Verger et toutes les personnifications heureuses comme Liesse. Poursuivi par Amour, l’Amant découvre la fontaine où Narcisse mourut. La fontaine est ombragée de grands pins :
« Narcissus fu un damoisiaux
Qu’Amors tindrent a leur rosiaux
Et tant le sot Amour destraindre
Et tant le fist plorer et plaindre
Qu’il lui estuet a rendre l’ame… »
Dans la fontaine, il voit le verger et la rose ; il cherche à s’en approcher, mais Danger devant le plessis veille :
« Atant sault Dangiers li vilains
De la ou il estoit muciés
tant fu et noir et hericiés…
De la rose, l’Amant obtient une feuille puis un baiser…
Poursuivi dans un sens plus encyclopédique et naturaliste par Jean de Meun, le roman s’achève par la conquête de la rose.
Ce texte très riche de sens multiples devint au début du XVe siècle l’objet de la première querelle littéraire de la littérature française. Elle opposa Christine de Pizan soutenue par Isabeau de Bavière et Gerson, le grand prédicateur du début du XVe siècle, à l’humaniste Jean de Montreuil qui défendait la satire des femmes contenue dans le Roman.
 
 

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