Lokaupapatti sûtra
Chine.
Traducteurs : Fa Li et Fa Ju, actifs entre 290 et 306 Copié sous l'ère Kaihuang, soit 589 Rouleau manuscrit complet de 11 feuilles de beau papier fin teinté en ocre ; 16 à 18 caractères par colonne ; bâton d'enroulement d'origine 26,1 x 527,5 cm
BnF, Manuscrits orientaux, Pelliot chinois 2413
© Bibliothèque nationale de France
Ce sûtra fut traduit par deux moines actifs à Luoyang entre les années 290 et 306. Ce rouleau, à l'excellente calligraphie, est pourvu d'un colophon signalant qu'il fut exécuté sur l'ordre de l'impératrice, la très pieuse épouse de Wang Jian, l'empereur Wendi de la dynastie des Sui, à la capitale Chang'an. Au cours de sa vie, cette femme dévote aurait offert un total de 46 collections complètes du Canon bouddhique, ce qui impliquerait la copie de plus de 100 000 rouleaux. On peut imaginer la taille des ateliers papetiers et le nombre de copistes nécessaires à l'achèvement de ces commandes impériales.
Le document a conservé son bâton d'origine dont on voit, malgré les extrémités mutilées, qu'il était laqué en noir. Ce rouleau de beau papier fin teinté en ocre foncé était protégé par une feuille de renfort plus épaisse servant de couverture. La première feuille du texte était collée à cette couverture qui assurait sa protection une fois roulée. Tous les rouleaux étaient en principe pourvus d'un bâton d'enroulement fixé à la feuille finale coupée en biseau et étaient protégés par une première feuille plus épaisse collée avant le texte. Une fine lamelle de bambou glissée sous deux épaisseurs de papier au tout début en assurait la rigidité et permettait d'y attacher un long et mince ruban qui enserrait le tout. L'existence de ces rouleaux éclaire un aspect de cette dynastie, courte mais brillante, au cours de laquelle le bouddhisme connut un grand développement. Fervent croyant, l'empereur se servit de cette religion pour unifier le vaste territoire qu'il contrôlait désormais, après des siècles de désunion.
 
 

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