Apocalypsis [Apocalypse]
Pays-Bas, 1462.
[Pays-Bas, vers 1462.] In-folio
BnF, Rés. Xylo. 12
© Bibliothèque nationale de France
Annonçant la fin des temps telle qu’elle a été révélée à saint Jean, l’Apocalypse était fréquemment représentée au Moyen Âge, dans des manuscrits enluminés, sur des fresques, sur des tapisseries, telle la célèbre tenture d’Angers exécutée en 1377-1380 pour Louis Ier d’Anjou, ou sur des vitraux, dont la rosace commandée vers 1490 par Charles VIII pour la Sainte-Chapelle à Paris.
Enfin, au milieu du XVe siècle, paraît la première Apocalypse dont les images et le texte sont gravés sur bois et qui passe pour le livre xylographique le plus ancien.
Le modèle dont s’est servi le graveur est aujourd’hui perdu, mais il appartenait à un groupe de manuscrits d’origine anglo-française.
Sur deux pages en regard on voit ici, à gauche, en haut, un ange qui annonce aux hommes le jugement de Dieu et, en bas, un autre qui relate la destruction de Babylone; à droite, en haut, un troisième ange menace ceux qui adorent la Bête et son image et, en bas, un quatrième commande à saint Jean d’écrire :
Beati mortui qui in Domino moriuntur… (« Heureux ceux qui meurent dans le Seigneur », Apocalypse XIV, 6-13).
 
 

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