Saint Matthieu écrivant dans un codex
Évangiles avec commentaires
Constantinople, XIIe siècle.
BnF, Manuscrits, Grec 189, folio 93v
© Bibliothèque nationale de France
Saint Matthieu écrivant dans un codex ; devant lui, les instruments du copiste.

La copie de la Bible, des textes des Pères de l’Église et de l’Antiquité classique fait partie des tâches quotidiennes des moines. Ils travaillent en équipe, encadrés par des chefs d’atelier. Le support de l’écriture est le parchemin qui, depuis le IVe siècle, a peu à peu remplacé le papyrus, en même temps que le codex remplaçait le volumen.
Le livre est composé de cahiers cousus ensemble et reliés entre deux planchettes de bois (les ais) recouvertes de parchemin ou de cuir (peau de cerf ou de daim), ou parfois, pour les manuscrits de luxe, de plaques d’ivoire sculptées ou encore de pièces d’orfèvrerie. Des droits de chasse sont accordés aux moines pour qu’ils puissent se procurer les peaux nécessaires à la reliure de leurs manuscrits.
Il y a souvent plusieurs scribes pour la copie d’une même œuvre. Ils s’en partagent alors les cahiers. Les feuillets sont préparés par la réglure, sorte de grille tracée à la pointe sèche, sur laquelle doit s’appuyer le texte. Le schéma de la grille doit tenir compte de la taille de l’écriture choisie, de la disposition en une ou plusieurs colonnes, de la place de l’enluminure. Il se complexifiera encore dans les siècles suivants lorsqu’il faudra faire une place à la glose (commentaire du texte principal). L’enluminure intervient après que le texte a été copié et elle est effectuée par le copiste lui-même ou un artiste spécialisé. Il travaille selon un programme établi par le chef d’atelier ou le commanditaire, et d’après un modèle (l’exemplum).
 
 

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