Psautier de Charles le Chauve
Psautier de Charles le Chauve Reliure d'ivoire et d'orfèvrerie École du Palais de Charles le Chauve, copié par Liuthard avant 869
France, avant 869.
Manuscrits à peinture
BnF, Manuscrits, Latin 1152 plat inférieur
© Bibliothèque nationale de France
Devenu plus familier, grâce au développement de l'usage du français, le livre reste jusqu'à la fin du XVe siècle un objet rare. Sa fabrication artisanale n'en permet la reproduction qu'en petit nombre. Ses reliures précieuses témoignent de la valeur qu'on lui attribue, surtout lorsqu'il s'agit de l'écriture sainte.
Conservé dans son état originel, ce psautier allie l'élégance de la copie et le luxe des peintures à une reliure exceptionnelle. Il est le seul à avoir gardé quasiment intacte sa reliure primitive, ornée de deux plaques d'ivoire profondément intégrées dans d'épaisses planches de chêne qui constituent les ais de la reliure. Les plaques d'ivoire sculpté illustrent des passages de l'Ancien Testament avec des effets de profondeur et de mouvement empruntés au style rémois. Elles ont conservé leurs bordures d'argent doré rehaussées de nœuds ou de filigranes métalliques, de pierres et de perles, qui constituent l'un des plus importants témoignages sur l'art de l'orfèvrerie à l'époque carolingienne.
 
 

> partager
 
 
 

 
> copier l'aperçu
 
 
> commander