Les Dix défenses du bhiksu
Dynastie des Liang postérieurs (405-416), vers 406 Rouleau manuscrit incomplet constitué de 2 lés de soie ocre foncé roulés cousus ; 27 à 30 caractères par colonne ; 20 caractères pour les gatha (parties versifiées du sûtra) Traducteur : Punyatara (actif en 404) Copiste : Hongwen
Punyatara ; Hongwen, Chine, vers 406.
Manuscrits Tapuscrits, 27 x 359 cm
BnF, Manuscrits orientaux, Pelliot chinois 4505
© Bibliothèque nationale de France
Ce très précieux manuscrit est vraisemblablement le plus ancien de la collection des manuscrits de Dunhuang conservés à la Bibliothèque nationale de France. Bien que dépourvu d'indication de date, le présent rouleau pourrait dater du tout début du Ve siècle. Un nombre infime de rouleaux de soie de cette époque est parvenu jusqu'à nos jours.
Le rouleau incomplet en son début mesure néanmoins plus de 3,50 mètres. Il est constitué de deux lés de soie cousus ensemble, puis roulés comme il était déjà d'usage en Chine préimpériale. La soie en a été teintée dans une couleur jaune orangé. Le rouleau a conservé le bâton fixé à l'extrémité pour en faciliter l'enroulement, ici une tige de bois de 30 centimètres laquée en rouge. Le style d'écriture est la régulière kaishu dans laquelle on reconnaît des survivances du style des scribes lishu. Ce spécimen d'écriture du début du Ve siècle représente un stade dans l'évolution du style régulier kaishu qui se fixera ensuite pour devenir le style le plus universel jusqu'à nos jours. L'encre, que les Chinois ont su fabriquer très tôt, de qualité exceptionnelle, a conservé intacte l'intensité de son noir profond. De petits cercles à l'encre rouge signalent les paragraphes.
Ce texte appartient à la troisième division du Canon bouddhique ; il traite de la discipline monastique, et plus particulièrement des formules devant être récitées lors de la cérémonie de réception des défenses bouddhiques.
 
 

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