Ordo du sacre de 1250
L'archevêque de Reims oint le front du roi ; à gauche, l'archevêque présente l'épée royale ; à droite, le sénéchal tient cette épée, Maître de la Vie de Saint-Denis ; Maître de Guignes
Maître de Guignes, France.
Manuscrits à peinture
BnF, Manuscrits occidentaux LATIN 1246
© Bibliothèque nationale de France
Les quinze miniatures de l'Ordo du sacre de 1250 déroulent sous nos yeux le plus ancien cycle iconographique connu du sacre d'un roi de France et ce, sous saint Louis, alors que le rituel a acquis la forme presque définitive qu'il conservera jusqu'en 1825 (sacre de Charles X). La cérémonie du sacre avait traditionnellement lieu dans la cathédrale de Reims, en présence des pairs ecclésiastiques et laïques. L'archevêque de Reims officiait, secondé par l'abbé de Saint-Rémi de Reims dont l'abbaye conservait la "sainte ampoule", et par l'abbé de Saint-Denis, qui apportait avec lui, pour la circonsatnce, les insignes royaux dont son abbaye était dépositaire. L'onction affirmait la suprématie (de droit divin) du Roi Très Chrétien sur les autres monarques occidentaux, et investissait la personne du roi d'un caractère quasi sacerdotal. Le folio 17 ici présenté montre la céréonie de l'onction, qui faisait du roi de France, « l'oint du Seingeur », à l'image des souverains de l'Ancien Testament ; un roi thaumaturge, doué du pouvoir de guérir les écrouelles. Prélevant avec une aiguille d'or un peu de « saint chrême » de la « sainte ampoule », l'archevêque pratiquait sept onctions sur la personne du roi, simplement vêtu d'une tunique de soie rouge, échancrée devant et derrière, et fermée par des attaches d'argent. On refermait la tunique et le grand chambellan aidait le roi à passer la dalmatique hyacinthe. Le roi recevait alors les insignes de son pouvoir : l'anneau, le sceptre à la main droite, et la main de justice à la main gauche.
 
 

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