Odyssée
Texte homérique avec commentaires et gloses Odyssée
Empire byzantin, XIIIe- XIVe siècle.
Manuscrits
BnF, Manuscrits, grec 2403
© Bibliothèque nationale de France
En passant du rouleau au codex, le livre adopte une forme nouvelle qui transforme la nature même du texte : on peut désormais écrire sur les deux côtés, numéroter les pages, diviser le texte en chapitres, accéder directement aux différents chapitres, se repérer dans le texte à l'aide d'index, de tables des matières ou de concordances. C'est une transformation profonde qui joue sur la construction de la page, le découpage du texte, la présence ou non des images, la typographie. La matérialité du texte détermine l'expression de la pensée. Ainsi, les chants de l'Iliade et de l'Odyssée, ou les chapitres de la Cité de Dieu, écrits par saint Augustin au début du Ve siècle, correspondent chacun à la longueur d'un rouleau. On peut désormais lire ces œuvres dans un seul livre, et même regrouper plusieurs œuvres dans des florilèges ou des anthologies.
> Copié dans le style d'écriture livresque de la fin du XIIIe et du début du XIVe siècle, le manuscrit présente les douze premiers vers de l'Odyssée, dans un grand module au centre de la page, entourés de plusieurs strates de commentaire. Quelques mots clés comme andra ("homme", premier mot de l'Odyssée), noon ("esprit", v. 3) font ainsi l'objet de développements très généraux sous forme de questions-réponses fondées sur les classifications philosophiques et logiques de l'époque hellénistique ; dans l'interligne et en marge du texte, les gloses écrites à l'encre rouge fournissent des synonymes et de courtes explications sémantiques visant à faciliter la compréhension immédiate du texte homérique.
 
 

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