Supplément littéraire du Petit Journal Numéro du 2 juin 1901
Textes imprimés et illustrés
BnF, Estampes et photographie, MD-MAT 3A METIERS
© Bibliothèque nationale de France
A la fin du XVIIIe siècle, la demande de livres et de journaux commence à excéder les possibilités de l'imprimerie qui restait encore largement artisanale : fabrication du papier, fonte des caractères, impression et diffusion avaient peu évolué et formaient un tout comme dans l'atelier de Gutenberg. Au XIXesiècle, on va chercher à mécaniser les différentes opérations pour augmenter la productivité. Le papier est le premier concerné : vers 1820, des machines à mouvement continu remplacent l'ancien système "à la feuille". Le mouvement rotatif est adopté pour améliorer le rendement de la presse à imprimer, d'abord pour l'encrage des lettres, puis pour effectuer le travail du pressier (encrage, pression, retrait) en utilisant la vapeur comme source d'énergie. Autour de 1850, les rotatives peuvent imprimer en continu sur des rouleaux de papier, en abandonnant les caractères mobiles au profit d'une plaque moulée dans une pâte, système adopté par les journaux. Restait le problème de la composition, qui pourra se faire au clavier grâce à des machines comme la linotype qui arrive des Etats-Unis vers 1884. A la fin du siècle, l'ancien système a complètement disparu du monde de la presse et des grands éditeurs.
 
 

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