Jules de Goncourt (graveur)
d'après un dessin de Jean-Honoré Fragonard
La Lecture
France, 1864.
Eau-forte, 1864 (30 x 24 cm)
BnF, département des Estampes et de la photographie, Dc-13 (1)-Fol.
Selon les contemporains, une véritable rage de lire, touchant tous les milieux, s'est emparée du siècle. Portée par les progrès de l'instruction, par le développement du roman et du format de poche et par la prolifération des gazettes, elle révèle aussi de nouvelles pratiques de lecture. Peintres, dessinateurs, graveurs, décorateurs, multiplient les représentations de la lecture et donnent à voir non seulement les nouveaux lecteurs que sont les femmes, les paysans, les classes populaires urbaines mais aussi les formes prises par cette lecture : en plein air, au lit, seul, en groupe, un acte intime où l'individu engage toute sa sensibilité. Fragonard a ainsi su capter ces moments de recueillement et de rêve émanant de la lecture, liant érudition, scène de genre et portrait (ces deux femmes sont sa sœur Marie-Anne et sa belle-sœur Marguerite Gérard). Jules de Goncourt grava ce dessin pour illustrer le frontispice d'une étude sur l'artiste, publiée en 1865. Le tableau de Chardin, exposé au Salon de 1743, perdu, n'est plus connu que par l'estampe de Louis Surugue et une copie au pastel passée en vente en 1917. Il représente Marie-Josèphe Le Noir, dont le mari, marchand de meubles et ébéniste parisien, fut un ami de Chardin, qui peignit aussi son fils dans Le Château de cartes.
 
 

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