Manuscrit autographe corrigé de La Religieuse
Denis Diderot (1713-1784), France.
Folio
BnF, département des manuscrits occidentaux – NAF 13726
© Bibliothèque nationale de France
Pour faire revenir de Normandie où il s’était retiré, son ami le marquis de Croismare, Diderot entreprend, en 1760, de lui adresser une série de lettres émanant d’une religieuse de son invention qui, échappée du couvent où on l’avait enfermée, sollicite l’aide du marquis. De cette mystification est né un brûlot anticlérical et un texte émouvant, dans lequel l’influence de Richardson est sensible. En 1780, Diderot en reprend l’écriture afin de publier la publier en feuilleton, jusqu’en 1782, dans la Correspondance littéraire. Publié en 1796, chez Buisson, comme Jacques le Fataliste, La Religieuse a été connue longtemps par les sept copies de la Correspondance littéraire et celle du copiste Girbal de la collection de Catherine II. L'entrée du fonds Vandeul à la Bibliothèque nationale en 1951 a révélé l'existence du seul manuscrit autographe corrigé de Diderot, témoin du travail en deux périodes, sur lequel Meister a porté ses propres corrections d'éditeur et celles que Diderot avait rajoutées sur une autre copie de Girbal – intermédiaire entre l'état original et la révision du manuscrit autographe.
 
 

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