Victor Hugo, Dieu
1929-1930.
1 084 f. 42,5 x 31,5 cm
BnF, Manuscrits, N. a. fr. 24763, f. 1
© Bibliothèque nationale de France
Composés de longs morceaux de texte, de fragments, d'ébauches, de bribes, les manuscrits de Dieu sont les témoins d'un gigantesque chantier sur lequel Hugo travailla en exil et qu'il "oublia" dans une malle à son retour en France. L'écrivain avait-il une idée précise de son objectif ? Après un premier jet intitulé Solitudines cœli, dont il donne lecture à ses proches en mai 1855, il écrit, un an plus tard à son éditeur, que le titre Dieu est "le seul possible". Dans un essai de préface, il énonce son but : "Méditer devant ce redoutable point d'interrogation est selon nous le devoir de tout esprit. De là ce livre." Mais le désir d'expliquer Dieu fait affluer une multitude de voix, de points de vue, et les manuscrits laissent voir les difficultés de l'écrivain à organiser son projet, ses recherches de composition poétique d'une logique et d'une histoire, en même temps que le foisonnement des possibles d'une œuvre en devenir - œuvre abandonnée qui portait en elle son inachèvement : comment peut-on en finir avec Dieu ?
 
 

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