Christine de Pisan, La Cité des Dames
1404-1405.
159 f., 32 x 23,5 cm
BnF, Manuscrits, Fr. 1178, f. 3
© Bibliothèque nationale de France
Fille du médecin et astrologue italien de Charles V, veuve à vingt-cinq ans et sans ressources pour élever ses enfants, Christine de Pisan fit de sa passion du savoir sa raison de vivre et bientôt son métier. Première femme écrivain à vivre de sa plume, elle copiait ou préparait elle-même ses livres avec l'aide de copistes et d'enlumineuses et les offrait aux rois et princes mécènes. Des poèmes courtois aux compositions didactiques ou allégoriques et aux considérations sur l'époque, son œuvre, avec ses recoupements autobiographiques, est à l'aune de sa personnalité, originale, engagée Réponse implicite à la Cité de Dieu de saint Augustin, récemment traduite en français, La Cité des Dames offre le plus bel exemple de son humanisme lucide. Le livre, inspiré par les œuvres de Boccace, est conçu comme un dialogue entre maître et élève. Raison, Justice et Droiture invitent Christine à bâtir une ville destinée à abriter les femmes illustres du passé et les dames vertueuses de tout temps dans un monde fait pour les hommes. Symboliquement, les livres des prédécesseurs sont les pierres, le matériau préparatoire de la cité nouvelle.
 
 

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