Émile Zola, L'Assommoir  
Dossier préparatoire, 217 f., Notes sur Le Sublime. 20 x 16 cm
BnF, Manuscrits, N. a. fr. 10271, f. 153
© Bibliothèque nationale de France
Avec son "roman populaire", Zola expérimente une écriture différente : il met dans la bouche de ses personnages leurs propres termes et utilise des tournures familières jusque dans la narration. Il s'est constitué pour cela des listes de mots et d'expressions à partir de son expérience et de ses lectures : un ouvrage sur le milieu ouvrier, Le Sublime ou le Travailleur comme il est en 1870... de Denis Poulot et le Dictionnaire de la langue verte d'Alfred Delvau. Dès la sortie de L'Assommoir en feuilleton, les critiques, à quelques rares exceptions près, éreintent l'auteur autant sur la forme que sur le contenu et l'emploi de l'argot lui est violemment reproché. Il s'en justifie lors de la publication du livre, dans la préface : "Mon crime est d'avoir eu la curiosité littéraire de ramasser et de couler dans un moule très travaillé la langue du peuple [...]. Des dictionnaires de cette langue existent pourtant [...]. Elle est un régal pour les grammairiens fureteurs." Et il revendique "un travail purement philologique [...] d'un vif intérêt historique et social".
 
 

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