Reliure à la grecque en maroquin verdâtre avec médaillons citron aux armes de Henri II, à encadrement intérieur d’arabesques dorées ou argentées
atelier de Fontainebleau
avant 1552.
Héliodore [en grec], Les Éthiopiques, Italie (Venise ?), XVIe siècle, 335 x 235 mm
BnF, manuscrits occidentaux, GREC 2896
© Bibliothèque nationale de France
La couvrure de maroquin bleu dont la couleur a malheureusement passé est française, à la différence de plusieurs éléments (gardes, couture, tranchefiles, ais de bois) provenant sans doute d’une reliure italienne antérieure non terminée ou en partie détruite.
Le décor riche en matériel compte dix fleurons ou paires différents, en particulier un fer en forme de fleur de lotus. La technique de reproduction du dessin est la même, avec des traits de placement pour le cadre et le cartouche central et des trous de fixation pour le modèle qui a guidé le doreur. Cependant les arabesques, qui ne comportent aucun fer héraldique, s’intègrent mieux dans le cadre malgré quelques dépassements et, surtout, le doreur utilise des effets nouveaux, comme les filets redoublés qu’on trouve également sur des imprimés reliés au même moment. On observe sur les meilleures reliures de Fontainebleau ce principe décoratif raffiné qui se développe alors et connaît visiblement un vif succès.
Enfin, le décor asymétrique des petits côtés est unique dans l’atelier de Fontainebleau. Le très bon doreur qui visite de temps à autre l’atelier est peut-être l’auteur de ce décor. Le semé héraldique bicolore est réalisé à l’aide du matériel ancien, auquel s’ajoute maintenant la grosse fleur de lis mais il ne présente plus de traces de peinture. Le dos est orné du quadrillage et du semé de fleurs de lis dorées et de chiffres argentés habituel. (M.-P. L.)
 
 

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