Reliure à la grecque en maroquin brun aux armes de Henri II inscrites dans un cartouche argenté, à plein décor d’arabesques argentées
Plat supérieur
1525.
Galien, Opera, Bâle, 1549 (tome 1), 385 (400) x 270 mm.
BnF, Réserve des livres rares, Rés. Fol. T23. 59 (1).
© Bibliothèque nationale de France
Dans cette reliure, l’influence architecturale se traduit par la fine bordure d’oves argentée à l’extrême bord des plats et la présence, au centre des plats, d’un grand cartouche, repris ici dans les quatre angles sous la forme de petits écoinçons.
Les rubans qui dessinent la figure centrale ont reçu un pointillé argenté très dense, qui l’apparente presque à un rehaut peint. Les effets de profondeur ont été limités à la partie supérieure du cartouche, par le recours à des redoublements de filets, amincis ou, au contraire, élargis pour donner l’illusion d’une torsion et, par suite, dessiner des cuirs, qu’on a laissés, eux, vierges de tout pointillé. Le même principe est appliqué avec succès pour les quatre écoinçons. Ces derniers apportent, par leur mosaïque de maroquin orange, une note chaude qui rappelle le bloc armorié doré au centre des plats sur une pièce de maroquin de même couleur. Le même rôle est joué par les deux compartiments quadrilobés dessinés en tête et en queue, mosaïqués chacun d’une pièce de maroquin rouge, qui reproduisent d’une certaine manière le très élégant fer quadrifolié qu’ils mettent en valeur. Le plein décor de filets courbes argentés est savamment distribué à partir de ces compartiments autour du grand cartouche central, en partie redessiné par des filets droits. On peut du reste observer que le doreur a eu quelque difficulté à faire coïncider les deux modes décoratifs. Si l’encadrement de la figure centrale est réussi en tête et queue, on remarque en revanche un décalage sur les côtés. Voulue ou pas, cette petite approximation contribue en tout cas à conserver à la composition d’arabesques toute sa vigueur. (F. L. B.)
 
 

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