Le O récapitulatif
Geoffroy Tory, Champ fleury. Au quel est contenu lart et science de la deue et vraye proportion des lettres attiques, quon dit autrement lettres antiques et vulgairement lettres romaines, proportionnees selon le corps et visage humain
Geoffroy Tory et Gilles de Gourmont, Paris, 1529.
Livre imprimé sur papier. 2o. Reliure en veau marbré, XVIIIe siècle
Provenance : « ex libris sancti Joannis Carnutensis [Chartes ?] 1709 » ; saisie révolutionnaire ?
Paris, BnF, Réserve des livres rares. Rés. V. 516, f. 28v°-29r°
© Bibliothèque nationale de France
Ultime image synthétique du livre II, « l’ordonnance generalle et tresbelle en conclusion » du f° 28v° récapitule autour de la lettre O l’ensemble des éléments évoqués depuis le début du livre : la chaîne d’or décrite aux feuillets 25v°-26r°, les vingt-trois lettres de l’alphabet latin placées dans l’ordre établi au f° 28r° et les vingt-trois figures symbolisant les humanités, autrement dit les neuf Muses, les sept arts libéraux, les quatre vertus cardinales et les trois grâces. Destinée à montrer la vocation scientifique et morale des lettres, la figure frappe surtout par sa force graphique transformant le O en soleil et le nom des figures mythologiques en rayons. Plus que la perfection des lettres, l’image glorifie in fine l’intensité de l’inspiration divine qui les anime et sans laquelle elles ne sont rien : « Apollo, cest a dire […] le Soleil, ou si vous voulés myeulx dire, dictez, […] nostre vray Dieu et createur qui est le vray Soleil… ». L’invention visuelle apparaît comme une expression spirituelle.
 
 

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