Le Y pythagoricien 2
Geoffroy Tory, Champ fleury. Au quel est contenu lart et science de la deue et vraye proportion des lettres attiques, quon dit autrement lettres antiques et vulgairement lettres romaines, proportionnees selon le corps et visage humain
Geoffroy Tory et Gilles de Gourmont, Paris, 1529.
Livre imprimé sur papier. 2o. Reliure en veau marbré, XVIIIe siècle
Provenance : « ex libris sancti Joannis Carnutensis [Chartes ?] 1709 » ; saisie révolutionnaire ?
Paris, BnF, Réserve des livres rares. Rés. V. 516, f. 62v°-63r°
© Bibliothèque nationale de France
Le feuillet 63r° propose une première représentation du Y pythagoricien décrit à partir de la page précédente. Une guirlande décorative suspend aux branches du Y des objets symboliques : tandis que les dangers de la volupté sont symbolisés par le sabre, le fouet, les fagots (du bûcher) et les flammes (de l’enfer), les bienfaits de la vertu sont figurés par la couronne de lauriers, la palme (des martyrs), le livre, le sceptre et la couronne royale. La lettre est transformée en véritable « arbre de Noël » allégorique. La mise en page prolonge d’ailleurs l’invention graphique. Non seulement les paragraphes s’achèvent par des compositions en cul-de-lampe, mais les guillemets de citation placés en haut du f° 62v° forment une droite très décorative et le feuillet 63r° paraît presque calligrammatique : le lecteur moderne croit distinguer dans la disposition du texte et de l’image une tasse dans laquelle on tremperait un biscuit.
 
 

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