Deux créations de Tory : lettrines et monogrammes
Geoffroy Tory, Champ fleury. Au quel est contenu lart et science de la deue et vraye proportion des lettres attiques, quon dit autrement lettres antiques et vulgairement lettres romaines, proportionnees selon le corps et visage humain
Geoffroy Tory et Gilles de Gourmont, Paris, 1529.
Livre imprimé sur papier. 2o. Reliure en veau marbré, XVIIIe siècle
Provenance : « ex libris sancti Joannis Carnutensis [Chartes ?] 1709 » ; saisie révolutionnaire ?
Paris, BnF, Réserve des livres rares. Rés. V. 516, f. 78v°-79r°
© Bibliothèque nationale de France
La succession des alphabets s’achève par deux créations de Tory : les célèbres « lettres fleuries » destinées à servir de lettrines et un échantillon de monogrammes suivant approximativement l’ordre alphabétique (AB, CDE, FG, etc.). Veillant toujours à la lisibilité de ses compositions, ce qui le conduit à limiter volontairement le nombre de lettres de ses monogrammes, Tory vise cette fois les usages ornementaux. Le grand monogramme est ainsi spécialement préparé pour les arts décoratifs. Non seulement la représentation du motif en blanc sur fond noir reprend la façon dont les orfèvres figurent le motif laissé en réserve sur un fond champlevé, mais l’entremêlement des lettres, qui se traversent véritablement, évoque la broderie. Pouvant être lu comme l’impératif « soys », ce monogramme semble être d’ailleurs une invitation à actualiser toutes les potentialités décoratives !
 
 

> partager
 
 
 

 
> copier l'aperçu