Si la page est dans la tradition occidentale du moins, cet espace ascétique où tout s'ordonne à la lisibilité du sens, elle est aussi ce jardin visible proposé aux délices des sens où l'image ne cesse de s'enrouler au texte pour l'orner ou pour l'illustrer, pour l'amplifier ou le préciser, le consolider ou parfois le faire mentir, ajoutant à la magie -invisible- du verbe, les charmes agissants de sa force visuelle. Cette nécessité de " faire valoir " qui habite la page peut prendre plusieurs formes : présence forte, intégrée ou isolée, de l'image au texte, travail de la lettre ou du texte lui-même comme une image, appréhension de la page comme une unité singulière, un tableau.

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