Fables de Marie de France
Marie de France écrivant
Recueil de pièces versifiées en ancien français comprenant les Fables de Marie de France
Manuscrit copié à Paris en 1285-1292, enluminé par le Maître de Jean de Papeleu
BnF, Bibliothèque de l'Arsenal, Ms. 3142 fol. 256
Active en 1160 et 1190, Marie de France est la première femme écrivain française, mais on ne sait quasiment rien d'elle, si ce n'est ce qu'elle écrit elle-même dans l'épilogue de ses Fables : "Marie ai num, si sui de France" (J'ai pour nom Marie et je suis de France). Vivant probablement en Angleterre, liée à la cour d'Henri II Plantagenêt et d'Aliénor d'Aquitaine (ses Lais sont dédiés à un roi, sans doute Henri II), elle devait être originaire d'Île-de-France. Son ouvre manifestant une grande culture, on la suppose abbesse d'un monastère (peut-être celle de Reading, demi-sour illégitime d'Henri II). On a conservé d'elle trois ouvres, d'inspiration assez différente :
– les Lais (ca. 1160-1175), recueil de douze courts récits en octosyllabes à rimes plates, de dimensions variables (de 100 à 1000 vers). Marie dit avoir écrit et "assemblés" ses textes à partir de "lais bretons". Un seul de ses lais est à proprement parler arthurien, le Lai de Lanval. L'amour, le plus souvent en marge de la société (neuf des douze lais racontent des amours adultérines), est le sujet principal du recueil : le plus court mais peut-être le plus beau de ces textes, le Lai du chèvrefeuille, se rapporte ainsi à l'histoire de Tristan et Iseut.
– un recueil de Fables (entre 1167 et 1189) qui est la première adaptation en français connue des fables d'Ésope.
Le Purgatoire de saint Patrice (après 1189), qui propose une évocation détaillée des souffrances du Purgatoire, et s'inscrit dans la tradition des voyages vers l'Au-delà.
 
 
 
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