Roman de Renart
1. A la surprise des frères, c'est Ysengrin qui remonte dans le sceau.
2. Ysengrin, rossé et blessé par les moines, contrefait le mort.
3. Sur l'avis de l'abbé, les frères abandonnent le loup.
Nord de la France, début du XIVe siècle
Parchemin (157 ff., 27,8 x 19,5 cm)
BnF, Manuscrits, Français 12584 fol. 42
« ... Incapable d'avancer ou de reculer, l'âne souffre le martyre sous les coups de bâton répétés. Un moine se penche vers le puits et, oh surprise, y découvre ahuri que l'âne tire à grand peine un loup. Les voilà pris de panique ; tous se précipitent à la maison, se munir qui d'un bâton, qui d'un épieu. L'abbé se saisit d'un gourdin énorme et pointu, le prieur d'un chandelier. Ils se mettent en marche vers le puits, bien résolus à se battre. Les moines font tirer l'âne et lui prêtent main forte pour remonter le seau. Sans plus attendre, Ysengrin bondit et cherche à s'enfuir tandis que les chiens s'élancent à sa poursuite, lui déchirant la fourrure de leurs crocs. Les moines le rattrapent et le rouent de coups. L'un d'eux le frappe sur l'échine. Il s'évanouit quatre fois et, à bout de souffrance et de colère, s'étend sur le bord du chemin à faire le mort. Mais voilà que survient le prieur, un couteau à la main, il veut dépecer le loup pour s'emparer de la peau. La dernière heure a sonné pour Ysengrin, quand l'abbé s'écrit : "Arrêtez ! Cette peau a trop souffert, elle est en lambeaux. Ce loup n'attaquera plus personne ; le pays en est délivré. Retournons sur nos pas." Quand Ysengrin, après avoir souffert le martyre, constate qu'il n'y a plus personne. Il prend la fuite dans d'atroces souffrances car on lui a brisé les reins. ... »
 
 
 
Cette image est disponible dans la Banque d'images.
Vous pouvez en commander une reproduction.
En payant en ligne, vous bénéficiez du service rapide.
Ajoutez l'image à votre panier.
 
commander