Bestiaire médiéval
Renard faisant le mort
Guillaume le Clerc, Bestiaire divin. Manuscrit copié en Grande-Bretagne, dans le troisième quart du XIIIe siècle
BnF, Manuscrits, Français 14969 fol. 25
Déjà considéré comme un animal fourbe et malfaisant par Aristote, par les fables antiques et par l'Evangile, le renard – que l'on appelait alors "goupil" – est au Moyen Âge le symbole de la ruse, de la perfidie et de l'hypocrisie. Voici ce qu'en dit Guillaume le Clerc dans son Bestiaire :
"Le goupil ne vit que de vol et de tricherie. Quand la faim le presse, il se roule sur de la terre rouge et il semble être tout ensanglanté : alors il s'étend dans un lieu découvert, retenant son souffle et tirant la langue, les yeux fermés et rechignant les dents, comme s'il était mort. Les oiseaux viennent tout près de lui sans défiance, et il les dévore. Ainsi le démon dévore l'imprudent qui ne se défie pas de ses ruses. Mais les hommes sages qui savent apprécier les moyens qu'il emploie, c'est à dire les buveries, les ivresses et les lécheries, pour surprendre les insensés, n'ont garde de se laisser prendre dans ses pièges."
 
 
 
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