Inventions et automates

Le Carnet témoigne à sa manière de l'effort de vulgarisation des techniques qui se manifeste au XIIIe siècle. La publication, depuis le siècle précédent, de traités techniques et de géométrie, ainsi que le développement de grandes universités ne sont sans doute pas étrangers à l'effervescence intellectuelle de l'époque.

Pendant que certains - que Villard appelle les "maîtres" - débattent du mouvement perpétuel et de la façon de "faire tourner une roue par elle seule", nombre d'inventions de l'époque sont dues à de modestes artisans, dont l'histoire n'a pas conservé les noms.

De même, l'une des inventions exposée dans le Carnet - la chaufferette - est peut-être la véritable origine de la suspension dite "à cardan", qui maintient horizontaux les compas de marine et qu'on attribuait jusqu'ici à l' inventeur italien qui lui a donné son nom au XVIe siècle…

Outre des mécanismes susceptibles d'impressionner le public - dont un oiseau assoiffé qui buvait le liquide d'une coupe puis roucoulait, ou encore un ange sur le sommet d'une église qui suivait la trajectoire du soleil -, le Carnet recense d'autres inventions que Villard a pu observer ou qu'il a conçues lui-même, comme son trébuchet.

Le trébuchet lance-flèches
La scie à recéper sous l'eau
La chaufferette inversable
Mouvement perpétuel : le fonctionnement de la roue