Lucile jetant les yeux sur une glace, « je viens de voir entrer la mort »
Monsieur et Madame de Chateaubriand
Chateaubriand fait Chevalier de Malte
Une soirée à Combourg
 
Portrait de Chateaubriand
François-René, vicomte de Chateaubriand (1768-1848)
Anne-Louis Girodet (1767-1824), peintre, 1811.
Versailles, châteaux de Versailles et de Trianon
© RMN-Grand Palais (Château de Versailles) / Gérard Blot
Catholique et breton, monarchiste et conservateur, le vicomte François-René de Chateaubriand est né à Saint-Malo en 1768 et passe sa jeunesse au château de Combourg. Il s’apprêtait à entrer dans l’ordre des Chevaliers de Malte au moment de la prise de la Bastille. Témoin des premières exactions révolutionnaires et du déclin de l’autorité du roi, il choisit, comme de nombreux aristocrates, de quitter la France en 1791 et décide de partir à la découverte des États-Unis pendant plusieurs mois. Mis à part quelques séjours en France, Chateaubriand continue de voyager ; il s’installe en Angleterre, puis à Rome, voyage en Orient. Sous la Restauration, il occupe de grands postes politiques et diplomatiques. Après la révolution de Juillet et à l’avènement du gouvernement de Louis-Philippe d’Orléans, qu’il considère comme un « usurpateur », Chateaubriand se retire de la politique.
Il reprend alors de manière plus systématique alors la rédaction de ses Mémoires d’outre-tombe, destinés à être publié de manière posthume, comme l’indique leur titre.
Chateaubriand a toujours écrit, à vif dans des journaux (Mercure de France, Conservateur, Journal des Débats), ou dans la solitude, en exil à l’étranger ou en exil intérieur, retranché dans sa maison de la Vallée-aux-loups pendant le règne de Napoléon Ier. Ses romans René (1802) et Atala (1805) enflammèrent la jeunesse et Itinéraire de Paris à Jérusalem lui permit d’être élu à l’Académie française en 1811. Sa dernière œuvre, une Vie de Rancé (1844), biographie romancée d’un ecclésiastique du XVIIe siècle, ne connut qu’un succès limité.
 
 

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