« Un violent exercice étouffe les sentiments tendres »
« Sophie, remettez-vous »
Le principe de la générosité
« Il en est navré, je l’entraîne avec peine »
« Chacun respecte le travail des autres afin que le sien soit en sûreté »
« Voilà la règle de la nature, pourquoi la contrariez-vous ? »
Émile et le vicaire savoyard
« Les folâtres jeux sont les premiers cuisiniers du monde »
« Courrons vite l'astronomie est bonne à quelque chose »
Illustration pour l'Émile dans Œuvres de J.-J. Rousseau
Jean-Jacques Rousseau (1712-1778), auteur ; Jean-Michel Moreau, le Jeune (1741-1814), dessinateur, Bruxelles, Ed. de Londres, 1777.
BnF, département des Manuscrits, Rothschild 229 fol. 27
© Bibliothèque nationale de France
Émile et Jean-Jacques observent la position de la forêt de Montmorency pour s’orienter et regagner la ville :
« JEAN-JACQUES. – Ne disions-nous pas que la forêt était...
ÉMILE. – Au nord de Montmorency.
JEAN-JACQUES. – Par conséquent Montmorency doit être... ÉMILE. – Au sud de la forêt.
JEAN-JACQUES. – Nous avons un moyen de trouver le bord à midi ?
ÉMILE. – Oui, par la direction de l'ombre.
JEAN-JACQUES. – Mais le sud ?
ÉMILE. – Comment faire ?
JEAN-JACQUES. – Le sud est l'opposé du nord.
ÉMILE. – Cela est vrai; il n'y a qu'à chercher l'opposé de l'ombre. Oh ! voilà le sud! voilà le sud! Sûrement Montmorency est de ce côté.
JEAN-JACQUES. – Vous pouvez avoir raison : prenons ce sentier à travers le bois.
ÉMILE, frappant des mains, et poussant un cri de joie. – Ah ! je vois Montmorency ! le voilà tout devant nous, tout à découvert. Allons déjeuner, allons dîner, courons vite : l'astronomie est bonne à quelque chose. »
(Émile, Livre III)
 
 

> partager
 
 

 
 

 
> copier l'aperçu