Les Chants de Maldoror
Les Chants de Maldoror
Les Chants de Maldoror
Les Chants de Maldoror : chant IV
L'Araignée
Chapeau-filles ou le rêve
Les Chants de Maldoror
Lautréamont (1846-1870), auteur ; Cécile Reims, graveur ; Hans Bellmer (1902-1975), dessinateur, 1969-1971.
BnF, département des Estampes et de la Photographie, CA-392-FOL
© ADAGP
Les Chants de Maldoror d'Isidore Ducasse, dit le comte de Lautréamont, est un long poème en prose, un délire hallucinatoire.

« – Ami, il m'est impossible d'échanger des idées avec toi. Il y a longtemps que les doux rayons de la lune font briller le marbre des tombeaux. C'est l'heure silencieuse où plus d'un être humain rêve qu'il voit apparaître des femmes enchaînées, traînant leurs linceuls, couverts de tâches de sang, comme un ciel noir, d'étoiles. Celui qui dort pousse des gémissements, pareils à ceux d'un condamné à mort, jusqu'à ce qu'il se réveille, et s'aperçoive que la réalité est trois fois pire que le rêve. Je dois finir de creuser cette fosse, avec ma bêche infatigable, afin qu'elle soit prête demain matin. Pour faire un travail sérieux, il ne faut pas faire deux choses à la fois. »

Lautréamont, Les Chants de Maldoror, chant I, 1869.
>Texte intégral dans Gallica : Paris, 1869
 
 

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