Comment j’ai inventé ma maison


Concours organisé par la Bibliothèque nationale de France, le SNUipp-FSU, la Ligue de l’enseignement, le Café pédagogique, les éditions Rue du Monde, L’École des loisirs, Glénat, Grasset, Didier jeunesse, Amaterra, Père Fouettard.

 
Concours clôturé
 Consulter le palmarès sur le site du SNUipp-FSU : https://www.snuipp.fr/
Au printemps 2020, nous avons pour la plupart passé beaucoup de temps chez nous, dans nos maisons ou  nos appartements, dans de grands ou de petits espaces, à la campagne ou dans les villes. Un moment inédit et particulier qui a été plus ou moins facile à vivre selon les situations individuelles. Durant cette période, nous avons réalisé ô combien être bien chez soi est essentiel. Mais cette vie confinée, sans lien avec l’extérieur, loin de l’école, des amis, des salles de sport ou des lieux publics s’est révélée aussi bien incomplète.
Pour ce nouveau concours, nous invitons les classes à se transformer en architectes et bâtisseurs de  demain : à elles de concevoir ou de rêver des habitations différentes, plus faciles à vivre, plus ouvertes, mieux adaptées aux évolutions futures. En bref, imaginer un domicile pour l’avenir, tout en s’inspirant du passé.
 
Plusieurs pistes sont possibles :
Des maisons animales. Nids de guêpes ou d’oiseaux, fourmilières, termitières, tanières… les animaux aussi créent leurs habitats. D’ailleurs, certains architectes s’y intéressent aujourd’hui de près. Alors, pourquoi ne pas inventer sa maison en observant celles de certaines espèces ? À moins de s’inspirer des animaux eux-mêmes pour esquisser une maison en forme d’étoile de mer ou de papillon. Le principe vaut bien sûr aussi pour les arbres et autres plantes. Mais une maison animale, c’est peut-être aussi une maison où l’on vit mieux avec les animaux, où chacun trouve sa place. Comme dans les maisons au Moyen Âge où humains et troupeaux cohabitaient et partageaient espace et chaleur, nos maisons de demain feront peut-être une place plus large aux animaux.
 
Des maisons mobiles. Une maison pour voyager, quel rêve ! À l’opposé des modèles occidentaux, où pourtant les rois d’antan se déplaçaient de château en château, transportant avec eux leur mobilier, il existe des peuples nomades. Si demain on redevenait nomade, à quoi ressemblerait notre habitation ? Serait-elle démontable ? Véhiculée à dos d’animaux ? Entièrement recyclable ?
 
Des maisons insolites. Réhabiliter des bâtiments désaffectés plutôt que les détruire, dans un souci d’économie mais aussi écologique, est une tendance récente. Un phénomène qui invite à rêver d’occuper les lieux les plus inattendus : un château d’eau, un pont, une usine… Et si demain on habitait dans un théâtre ? Ou dans une bibliothèque ? À quoi ressemblerait cette maison pas comme les autres ?
 
Des ingrédients indispensables à votre projet
 
Pour faire découvrir votre projet d’habitation de demain, toutes les formes sont envisageables : livre, album, jeu, récit, affiche, film, bande dessinée, création en volume, enregistrement sonore… Ces réalisations devront néanmoins intégrer, de la manière choisie par les candidats, la dimension humaine, le vocabulaire de la construction et les questions environnementales. De plus, si la réalisation d’une maquette en volume est tout à fait possible (mais pas obligatoire), c’est le processus, autant que le résultat, qui importe. On attend donc aussi un récit, romancé ou documentaire, autour des idées, des pistes, des envies qui ont mené à cette réalisation. Pour raconter cette histoire, on pourra explorer trois pistes de travail :
 
1/ Pas de maison sans bâtisseur ! Ceux qui construisent nos maisons, élèvent nos toits, peignent nos murs, ont un savoir-faire et une histoire très riches. Comment ces corps de métier interviennent-ils dans votre projet ? Qui sont-ils ? Comment s’appellent-ils ? Constituent-ils l’un des éléments ou les héros principaux du récit ? La découverte de l’histoire et des techniques des métiers du bâtiment et des travaux publics sur le site Passerelle(s) (passerelles.bnf.fr) vous aidera à intégrer cette dimension humaine à votre projet d’habitation pour demain.
 
2/ Le vocabulaire de la construction est un univers à part entière. Le découvrir, l’explorer peut faire surgir des images, des idées nouvelles. Mais au-delà de la pure signification technique, ce lexique est aussi porteur d’un imaginaire qui peut servir de point de départ à la création. Une façade « harmonique », est-ce que ce serait aussi une façade qui fait de la musique ? Puisque l’on parle de la « peau » d’un bâtiment, celui-ci est-il vivant ? etc. Le domaine de la construction, qui nous touche de si près, est aussi fertile en expressions populaires (« cage à poules », « dent creuse », « ne pas casser des briques »,…), à employer, à illustrer, à détourner sans modération.
 
3/ La dimension environnementale. On ne construit pas de la même manière en Bretagne ou en Corse, en Italie ou en Norvège, en Afrique ou en Asie… Parce que les matériaux à disposition ne sont pas les mêmes, mais aussi parce que le climat, sec ou pluvieux, froid ou torride, exige des techniques différentes. Alors, avis aux petits inventeurs pour imaginer des systèmes ingénieux permettant d’isoler, chauffer, récupérer l’eau ou produire de l’énergie !
 
Des ressources à consulter
 
Les enseignants trouveront de nombreuses ressources permettant de nourrir leur projet.
Des ressources en ligne (expositions virtuelles, dossiers, albums, vidéos…) regroupées à l’adresse suivante : http://classes.bnf.fr/maisondemain.htm
Ces ressources sont aussi disponibles et téléchargeables sur Eduthèque.
Une liste d’ouvrages des maisons d’édition partenaires disponible sur le site du SNUipp-FSU : https://www.snuipp.fr/
 
Des règles à respecter
 
Chaque classe inscrite au concours adressera son œuvre au SNUipp-FSU pour le dimanche 21 mars 2021.
L’œuvre sera accompagnée d’une fiche A4 (recto verso maximum) résumant la démarche pédagogique (fiche type envoyée lors de l’inscription) : elle mettra en valeur la richesse du projet, l’implication des élèves, les éventuels échanges avec un ou des partenaires ou intervenants ou correspondants.
La durée des œuvres numériques ne devra pas dépasser 5 minutes.
 
Le jury examinera les productions selon 4 critères :
- L’inventivité, l’imagination dont les enfants auront fait preuve tant dans les écrits que dans les productions graphiques.
- La richesse du projet pédagogique réalisé avec les élèves.
- La qualité esthétique de l’objet produit.
- La prise en compte des consignes.
Le jury tiendra compte de l’adéquation entre le niveau de la classe et l’œuvre produite.
La liste des classes gagnantes sera uniquement disponible sur le site du SNUipp-FSU à compter du lundi 29 mars 2021.
 
 télécharger l’affiche (avec le règlement complet du concours) (pdf, 621 ko)
 
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